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mercredi 25 décembre 2013

Complexité de la cognition chez les très jeunes enfants

 Les trois articles qui vont suivre proposent une exploration de la capacité de cognition chez les très jeunes enfants de 16 mois à 2 ans. Les expériences qui vont suivre démontrent l'existence des vraies compétences d'induction et de déduction, mais - plus surprenant encore - d'une certaine capacité à mettre à l'épreuve les idées qu'il se fait du monde qui l'entoure. Ce qui va suivre permet de réviser nos croyances sur la capacité des bébés avant la maternelle.


TEST 1 : Capacité d'inférence relationnelle complexe.


Le film qui suit est tiré des l'expérience de Gweon, H. et Schulz, L. réalisé en 2011 et publié dans la revue science sous le titre "16‐month‐olds rationally infer causes of failed actions". Ces expériences ont été présentées lors du cours 2011 - 2012 du Collège de France par Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France et titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale.

L'objectif est de déterminer si des enfants en très bas âge savent construire d'eux même une explication à l’origine d’une anomalie.

L'enfant est d'abord familiarisé avec un jouet qui émet un bruit lorsqu'on appuie dessus. Dans la première séquence on lui donnera le même jouet que celui qui a servi à la démonstration et dans le seconde, un jouet d'une autre couleur.

On observera alors sa réaction dans chacune des configurations. Si l'objet ne fonctionne pas: Est‐ce le jouet qui est en panne? Ou bien moi qui n’y arrive pas?


Interprétation


L'objet n’a pas changé, alors c’est sans doute moi qui fais mal ==> Demander à un autre agent.
Si l’objet a changé, il est plus probable que ce soit l’objet qui ne fonctionne pas ==> Changer d’objet.



Il parait très difficile d’expliquer ces résultats sans supposer que l’enfant est capable, dès cet âge, de raisonner sur les causes des événements.